En Acadie de 1657 à 1754

                                                   LA VIE DES MELANSON DE 1657 à 1754
                                                   (c'est une fiction à partir des renseignements puisés sur internet)

Je me présente, je suis l'ancêtre de Louise MELANSON. Mes parents, Priscilla et Pierre, lorsque je suis né m'ont donné le même prénom que celui de mon père, "Pierre". C'était une habitude à mon époque, que de  donner à l'aîné de la famille, le prénom de son père.

On m'a chargé de vous parler de ce qui s'est passé durant ma vie. Je commencerai, si vous le voulez bien, à vous parler de mon père, Pierre LAVERDURE. Du moins je vais vous confier ce qu'il m'a raconté et dont je me souviens, c'était il y a si longtemps.

     Mon père est né en France, à la Rochelle
     il était "huguenot". C'est le surnom donné aux
     protestant pendant les guerres de religion.
     Alors qu'il devait avoir entre 18 et 19 ans 
     lorsque le Cardinal Richelieu assièga la ville.
     Protégé jusque là par les Anglais, papa décida
     de fuir vers l'Angleterre où il s'exila.
     C'est alors qu'il remonta jusqu'au Yoskshire.

C'est là qu'il rencontrat Priscilla MALLENSON, ma mère et qu'ils se marièrent. C'était sans doute vers l'an 1630. C'est alors qu'ils m'ont conçu. Je suis né en 1632 dans le Yorshire. Puis 11 ans plus tard, c'est mon frère Charles qui est arrivé et encore après, mon frère John. Nous sommes restés dans le Yosrkshire jusqu'à mes 25 ans. Nous étions alors en 1657, lorsque père entendit parler qu'on recherchait des colons pour la Nouvelle Ecosse, en Acadie. C'est alors qu'il se porta volontaire et qu'on se rendit à Boston, d'où nous partîmes le en avril 1657.

Nous avons fait un long voyage à bord du "satisfaction",
acompagné de Sir Thomas TEMPLE, qui s'en allait prendre possession
des titres de propriété que le Sir Charles de La Tour lui avait
abandonné l'année précédente. Sir Thomas s'était alors engagé à
acquitter les frais d'entretien des troupes anglaises qui s'étaient
emparées du fort de la rivière St Jean.

Lorsque nous sommes arrivés à Port Royal, le 1er mai, j'ai tout de suite
remarqué ces indigènes qui se promenaient dans leur barques. J'ai
alors appris que c'était des "micmas" (des amérindiens)

Nous nous sommes alors installés à Port Royal. Lorsque nous sommes arrivés, les acadiens (environs 1000) vivaient aux milieux des "mimacs" avec lesquels il y avait une bonne entente.

Voici ce que j'ai appris de micmacs. Avant de s'appeler cela, ils s'appelaient les "souriquois". Ils occupaient la Nouvelle Ecosse, ce que vous appelez maintenant l'Ile du Prince Edouard et le Nouveau-Brunswick et la partie sud de la péninsule gaspésienne. Lorsque je suis arrivé ils étaient 3000 environs sur toute la région. Nomades, ils vivaient surtout de chasse, de pêche, de trappe et de cueillette de petits fruits. Ils habitaient dans les  des wigwams de manière à pouvoir les transporter aisément d'un lieu à l'autre. C'est le premier peuple à avoir eu un contact avec les colons arrivés avant nous. Ils échangeaient avec nous des fourrures. Beaucoup mourraient à cause des maladies contagieuses que les colons avaient amenés avec eux. Quand nous sommes arrivés, ils avaient commencés à abondonner leurs croyances pour prendre la religion protestante ou catholique.

Vers 1664, j'ai fait la connaissance, j'avais 36 ans, de Marguerite et tombais amoureux d'elle. Je demandais sa main à son père, le baron Philippe MIUS D'ENTREMONT qui accepta. Marguerite était arrivée avant moi en Acadie, vers 1651. Sa famille était venue de Normandie, accompagnant Charles de la Tour qui avait été nommé gouverneur d'Acadie. C'est ce dernier qui fit baron mon beau-père, en 1653, en lui concèdant la Baronnie de Pombcoup qu'il partageau avec Pierre FERRAND.

Avec marguerite, nous nous sommes mariés vers 1665 à Port Royal. C'est alors que j'ai abjuré ma foi hugenotte pour adhérer à la foi catholique. C'est là que sont nés nos premiers enfants, Philippe en 1666, Cécile en 1668, Pierre que l'on surnommait Pedro en 1670, Marie en 1673, Marguerite en 1676, Isabelle en 1679.

En 1667, le traité de Breda fut signé. C'est alors que nous sommes redevenus des citoyens français. Nos parents, avec John, s'exilèrent à Boston, ne voulant pas renoncer à la foi protestante. Ils se placèrent sous la protection du gouverneur.

En 1676 mon frère John s'est laissé embarqué dans une salle histoire, par son ami William Waldron  le fils du major Richard Waldron. Après avoir embarqué sur "l'Andréavor", un vaisseau, ils prirent la mer vers Machias dans le Maine. Là, ils embarquèrent des amérindiens, puis ils se dirigèrent vers Cap Sable où ils firent monter d'autres amérindiens avec leurs femmes et leurs enfants. Ils en ont fait montés 17 en tout. Puis là ils mirent le cap sur les Açores où ils vendirent ces Amérindiens. C'est alors que des officiers anglais, de passage avec leur vaisseau découvrir cela et avertir les autorité anglaises dès leur retour en Angleterre.

C'est alors que John, de passage au Massasuchetts, à Boston avec le vaisseau fut arrêté avec le reste de l'équipage. William Waldron fut emprisonné, tandis que nos frère fut remis en liberté, le temps que notre mère Priscilla emprunte 100 livres pour payer sa caution. Malheureusement il ne se présenta pas le jour de son procès. Notre mère envoya alors une pétition au gouverneur du Massachussets plaidant qu'elle n'avait pas versé la caution en vain.

Notre Père, pensant que John s'était réfugié près de moi ou Charles, vint pour chercher, mais en vain. Nous ne savions pas où il se trouvait. C'est alors qu'il retourna triste à Boston. Il y mourrut peu de temps après d'un arrêt cardiaque.

Entre 1680, avec nos 3 enfans, nous avons quittés Port Royal où l'on n'était plus en sécurité, à cause des incéssantes attaques des anglais. Nous nous sommes installés au bord de la Rivière Gaspereau.

 

















 

 



L'endroit où nous nous sommes installés, pour vous aujourd'hui c'est le village MELANSON.

Nous avons alors commencé à endiguer les marais salants qui s'y trouvaient. Pour retenir la mer à marée haute afin qu'elle n'envahisse pas les terres que l'on souhaitait cultiver, mais aussi pour l'évacuer à marée basse les eaux de pluie et de la fonte des neiges qui engorgeaient nos terres, on a utilisé des aboiteaux. C'est au grand marais de Belle-isle près de Port Royal qu'on expérimenta ces aboiteaux et les levées.

    C'est une technique que les colons venus de Charente
    utilisait déjà en France. Petit à petit, les terres que nous
    récupèrions étaient débarassées de leur teneur en sel.
    Nos terres étaient ainsi entourées de digues qui canalisaient
    l'eau et l'amenaient à un conduit d'évacuation qui était muni
    d'un clapet mobile se fermant automatiquement à marée
    haute et s'ouvrant à marée basse. Il faut dire qu'à cet
    endroit, les marées étaient parmi les plus forte au monde
.

Il a fallu attendre quelques années avant que nos terres aient perdu leur sel pour produire un bon rendement de légumes. En attendant, l'herbe y poussant rapidement, nous les avons utilisés comme paturage pour nos bêtes. C'est à cause de tout ce travail de défrichement que l'on nous a appelé, les "défricheurs d'eau". Ce ne fut pas facile, car à chaque tempête et à chaque grande marée, nos aboiteaux étaient endommagés et il nous fallait les reconstruire. Chaque année, à la sortie de l'hiver, nous devions tout vérifier.

Loin de Port Royal où était resté mon frère Charles avec sa famille, nous avons commencé à avoir une vie plus tranquille. Bientôt, d'autres colons sont venus s'installer autour de nous et doucement notre communauté s'est agrandie. Nous avons commencés à nous organiser. C'est alors que Grand Pré commença à vivre. On y construit une église qu'on plaça sous le patronnages de St Charles. Elle englobera plus tard, après ma mort, les villages de Grand Pré, de Malenson et de Gaspéreau.

D'autres enfants sont venus alors enrichir notre
petite famille : Jean  qui est arrivé en 1681,
Madeleine en 1684, Anne en 1686 et Paul en 1691.

Il faisait bon vivre à Grand Pré. Nous y étions heureux.
Nos enfants et nos petits enfants grandissaient à vu
d'oeil. La première à s'être mariée est Cécile. Elle épousa
en 1693 Jean LANDRY. Puis Pierre que l'on surnommait
Pedro suivi en épousant Marie Rosalie BLANCHARD.
Puis ce fut le tour en 1694 de Marie, Madeleine qui épousa Germain LANDRY et de Marguerite qui épousa Alexandre BOURQUE. Enfin Philippe, en 1695 a décidé, il était temps d'épouse Marie Dugas qui était la fille de Claude Dugas, armurier à Port Royal. Isabelle s'est mariée, en 1700 avec Pierre BUJOLD et Jean s'est marié avec Marie, Marguerite DURAS. En 1702 ce fut le tour de Madeleine qui s'est marié avec Louis de St Aubin. Anne Marie s'est mariée en 1705 avec Thomas JACOB. Le dernier à se marié fut donc Paul, en 1712, avec Marie Catherine THERIAUT. 

     En ce qui concerne tous nos petits enfants, 
     vous les trouverez ici, avec le liste de tous leurs
     descendants.

     Jusqu'en 1713 nous fûmes tranquil. Cette année là
     la France et l'Angleterre qui était encore en guerre,
     signèrent le Traité d'Utrech. C'est alors que l'Acadie,
     fut cédée définitivement par la France à
     la Grande Bretagne.

Nous étions alors 1700 habitants. C'est alors que les autorités anglaises nous ont demandés de prêter le serment d'allégence. Ce que nous avons refusés de faire, tout en acceptant de prêter un serment de neutralité. Il faut dire que nous ne voulions pas être enrolés pour faire la guerre à nos cousins qui avaient imigrés vers le Québec. 

L'année suivante, en 1714 je m'en allais rejoindre mon père au ciel. Je fus enterré au cimetière de la paroisse St Charles les mines. C'est mon fils âiné, Philippe, qui va vous raconter la suite. 

Merci cher père. Notre famille s'est bien agrandie, durant ces 60 ans passés déjà à Grand Pré. Tu as déjà parlé de mon mariage avec Marie, je n'en reparlerai donc pas, ni même de nos enfants. A vrai dire, j'ai pas grand chose à dire, car je suis décédé en en juillet 1744. Les anglais nous embêtaient avec leur serment d'allégence. Ils voulaient absolument que nous le prêtions, mais nous avons toujours refusé.

En juillet 1744, comme tu le sais, je t'ai rejoins au ciel. Je passe donc la main mon fils Pierre, qui est l'ascendant de Louise pour qu'il raconte la suite de notre histoire.

Merci père. 11 ans après ta mort, les autorités anglaises nous ont redemandé de prêter le serment d'allégence. Ayant refusé une fois de plus, ils ont décidés de nous déporter. Je suis heureux que tu n'es pas connu cette dure épreuve que nous dûmes traverser. Je laisse maintenant, Pierre, l'époux de l'arrière petite fille de ma descendance, Louise Amélie, vous raconter la suite. Vous la trouverez à cette page.

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